mercoledì 17 aprile 2013

Ascanio Celestini

1. Il popolo è un bambino. Non ci capisce niente di politica. Se tu gli parli di rivoluzione e lo fai seriamente finisce che il popolo la fa per davvero la rivoluzione. Allora bisogna fare come ha fatto il partito comunista. La rivoluzione gliel'ha fatta vedere da lontano al popolo come una ballerina della televisione. Il popolo è un bambino e gli piace guardare le ballerine. I maschietti si guardano la televisione perché gli piace il culo delle ballerine. E le femminucce si guardano la televisione perché vorrebbero averci il culo come quello delle ballerine che piacciono tanto ai maschietti. Tutti guardano il culo in Tv. Ma sia le femminucce che i maschietti sanno che la televisione è un elettrodomestico. Che quel culo esiste solo là dentro. Si guardano intorno e la realtà è che si ritrovano sul divanetto del loro appartamento senza culi e senza balletti. Ma sono contenti lo stesso. Sono contenti perché tutte le volte che ri-accenderanno il televisore ci avranno un culo in diretta pronto per essere guardato. E non importa che sia finto come la favola di cenerentola. Importa solo che dopo il culo in diretta si vada a letto sereni. Al popolo gli piace la rivoluzione, ma gliela devi mostrare come il culo delle ballerine. Come una cosa bella e impossibile. Gliela devi raccontare come una favola. 2. Il popolo è un bambino. Vuole sempre avere ragione. Allora chi governa il popolo gli deve dire che "gli altri c'hanno sempre torto. Gli altri sono atei miscredenti, pervertiti omosessuali, zozzi meridionali, negri puzzolenti…eccetera. ..insomma: relativisti". Allora il popolo è contento. Perché il popolo è un bambino e come tutti i bambini gli piace giocare. Nei giochi dei bambini c'è sempre uno che vince e un altro che perde. Per questo che al popolo gli piace tanto il calcio. Il popolo lo sa che il calcio vero non è quello dei campetti, delle partitelle. Il popolo lo sa che al calcio vero non ci può giocare. Che il vero calcio se lo può soltanto guardare in televisione. Allora il popolo si mette seduto e guarda. Il popolo strilla, si agita, si stanca come un bambino. E quando arriva la sera si addormenta subito. È buono buono il popolo, è una pecorella. Il popolo lo sa che la vita è come una partita di calcio in televisione, come la finale dei mondiali: tutto il mondo la guarda, ma poi la palla se la giocano solo due squadre. Bello il calcio! Bella la vita! Solo pochi se la godono, ma tutti gli altri possono fare il tifo. 3. Il popolo è un bambino. Se gli rubi le caramelle il bambino si arrabbia. Ma se gliele metti in vetrina quello se le compra subito. Allora tu che sei più furbo del popolo gliele fai pagare il doppio di quello che valgono. Così per ogni caramella che si compra una gliela vendi e un'altra gliela rubi. Se metti le mani in tasca al popolo sei un ladro, ma se è il popolo che si viene a svuotare le tasche da te è solo una legge di mercato. Il popolo è un bambino, gli piace comprare le caramelle. Poi magari se le porta a casa e manco se le mangia. Magari le butta al secchio, magari. Perché ai bambini gli piace comprare comprare comprare. Allora tu che sei più adulto del popolo gli vendi tutto. Il popolo vuole mangiare? E tu gli vendi le porcherie fino a farlo scoppiare. Il popolo vuole le canzonette? E tu gli vendi qualche chilo di ritornelli da canticchiare sotto la doccia. Il popolo vuole gli ideali? E tu gli vendi anche quelli. Poi magari li porta a casa e non ci crede più. Magari li butta al secchio. Meglio! Meglio… Così torna subito al supermercato a comprarsi le caramelle. LE PEUPLE EST UN ENFANT. 1. Le peuple est un enfant. Il ne comprend rien à la politique. Si tu lui parles de révolution et le fais sérieusement, il arrive que le peuple fasse pour de vrai la révolution. Alors, il faut faire comme a fait le parti communiste. La révolution, il l'a fait voir de loin au peuple comme une ballerine de la télévision. Le peuple est un enfant et il aime regarder les ballerines. Les jeunes mâles regardent la télévision car ils aiment le cul des ballerines. Et les jeunes femelles regardent la télévision car elles voudraient avoir un cul qui plaît autant aux jeunes mâles que celui des ballerines. Tous regardent le cul à la Télé. Mais autant les femelles que les mâles savent que la télévision est un électrodomestique. Que ce cul n'existe que là dedans. Ils regardent autour d'eux et la réalité est qui se trouvent sur le divan de leur appartement sans culs et sans ballets. Mais ils sont contents quand même. Ils sont contents car toutes les fois qu'ils rallument le téléviseur, il y a un cul en direct prêt à être regardé. Et peu importe qu'il soit de la fiction comme la fable de Cendrillon. Ce qui importe seulement, c'est qu'après le cul en direct, on va au lit sereins. La révolution plaît au peuple, il faut seulement la lui montrer comme le cul des ballerines. Comme une chose belle et impossible. Il faut la lui raconter comme un fable. 2. Le peuple est un enfant. Il veut toujours avoir raison. Alors celui qui gouverne doit lui dire que “les autres ont toujours tort. Les autres sont des athées mécréants, de pervers homosexuels, de dégoûtants méridionaux, des nègres puants...etc ... en somme, des relativistes”. Car le peuple est un enfant et comme tous les enfants, il aime jouer. Dans les jeux des enfants, il y a toujours un qui gagne et un qui perd. C'est pour ça que le football plaît tant au peuple. Le peuple le sait que le vrai foot, ce n'est pas celui de ces terrains et de ces parties. Le peuple le sait qu'on ne peut pas jouer au vrai foot. Que le vrai foot, on peut seulement le regarder à la télévision. Alors le peuple s'assied et regarde. Le peuple braille, s'agite, se fatigue comme un enfant. Et quand arrive le soir, il s'endort immédiatement. Il est trop bon, le peuple, c'est une brebis. Le peuple sait que la vie est comme une partie de foot à la télé, comme la finale des mondiaux : Tout le monde la regarde, mais seules deux équipes se partagent la balle. Beau le foot ! Belle la vie ! Ils sont peu à en jouir, tous les autres peuvent faire le supporteur. 3. Le peuple est un enfant Si tu lui voles ses bonbons, l'enfant se fâche. Mais si tu les mets en vitrine, il les achète immédiatement. Alors toi qui est plus rusé que le peuple, fais les lui payer le double de ce qu'ils valent. Ainsi pour chaque bonbon qu'il achète, tu lui en vends un et tu lui voles l'autre. Si tu mets les mains dans les poches du peuple, tu es un voleur; mais si c'est le peuple qui vient vider ses poches chez toi, c'est seulement la loi du marché. Le peuple est un enfant, il aime acheter des bonbons. Puis, il les emporte chez lui et peut-être il les mange. Peut-être il les jette à la poubelle, peut-être. Car les enfants aiment acheter, acheter, acheter. Alors toi qui es plus adulte que le peuple, tu lui vends tout. Le peuple veut manger ? Tu lui vends tes cochonneries jusqu'à ce qu'il crève. Le peuple veut des chansonnettes ? Tu lui vends quelques kilos de ritournelles à fredonner sous la douche. Le peuple veut de idéaux ? Tu lui en vends aussi. Ensuite, peut-être, il les ramène chez lui et il n'y croit plus. Peut-être il les jette à la poubelle. Tant mieux ! Tant mieux... Ainsi, il retourne immédiatement au supermarché acheter des bonbons.

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